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Amélie Mauresmo
Superstar022


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13 messages

posté le 25-03-2007 à 01:28:48

Amélie Mauresmo
Née le 5 juillet 1979 à St Germain en Laye.
Joueuse de tennis

Parcours
En 1996, elle est championne du monde junior en remportant notamment Roland-Garros et Wimbledon.
En 1997, elle décide de quitter la fédération pour s'entrainer différemment, vers un tennis plus attaquant.
En 1998, elle atteint sa première finale à Berlin (terre battue), après avoir dominé Jana Novotna et Lindsay Davenport. Elle dispute également la demi-finale de la Fed Cup face à la Suisse et perd de justesse ses 2 matches, notamment celui contre Martina Hingis, n°1 mondiale.
En 1999, Amélie atteint la finale de l’Open d’Australie en battant à nouveau Lindsay Davenport, alors n°1 mondiale. Elle est battue par Martina Hingis. Dans la foulée, elle parvient en finale à l’Open Gaz de France et remporte sa première victoire en tournoi WTA, à Bratislava.
L'an 2000 commence bien puisque elle remportant le tournoi de Sydney en battant successivement Mary Pierce (n°5 WTA), Lindsay Davenport (n°2 WTA) et Martina Hingis (n°1 WTA). La suite sera un peu décevante avec une finale à Bol et une autre à Rome.
2001 a commencé sur de très bonnes bases : Amélie a remporté coup sur coup 3 tournois. Tout d'abord à domicile avec l'Open Gaz de France et le tournoi de Nice puis aux Etats-Unis. Elle arrive à Roland Garros avec un super statut de favorie puisqu'elle remporte juste avant un autre tournoi en Allemagne sur terre battue (elle bat Capriati) et est battue en finale à Rome après avoir battu en demi-finale Martina Hingis. Et là, tout s'écroule : la pression est trop importante et elle perd au 1er tour de Roland Garros. Dès lors, elle ne s'est pas remise de cette défaite et a peiné à retrouver son niveau de début d'année.
2002 commence bien avec un quart de finales en Australie (battue par Capriati) et une victoire à Berlin. Malheureusement, elle échoue en 8èmes de finale à Roland Garros où elle a encore mal maîtrisé la pression et perdu contre une adversaire à sa portée. Par contre, elle a atteint avec brio les demi-finales à Wimbledon, battue sèchement par Séréna Williams, totalement intouchable à ce moment (future vainqueur et déjà vainqueur de Rolland-Garros). Amélie aura enchanté le public avec un jeu d'attaque très performant (service-vollée, retour-vollée, ...). Elle a également atteint les demi-finales à l'US Open (après avoir battu la 8ème mondiale, Clijters, et la n°3 Capriati au terme d'un match plein de suspens et d'effort). Là encore, elle fut battue par Séréna Williams mais le match fut très disputé montrant les progrès en physique et en mental d'Amélie. A la mi octobre, elle avait retrouvé son meilleur classement : 4ème mondiale après sa 8ème demi-finale de l'année ! Malheureusement, sa fin de saison fut gachée par une blessure et elle fut forfaite pour le masters. Elle finit l'année 6ème mondiale.
En 2003, Amélie alterne le chaud et le froid. Elle fait son retour en février 2003 où elle atteint la finale de l'Open de Paris de tennis, dominée 6-3, 6-2 par Séréna Williams. Elle abandonne dans le tournoi suivant en demi-finales à Dubaï face à Monica Seles puis en quarts à Indian Wells face à Lindsay Davenport. Elle prend un bon mois pour se remettre a fait un come-back sur terre battue : victoire à la J&S Cup (sur Venus Williams qui abandonne au 3ème set), demi-finales en Allemagne (face à Justine Hénin), finale en Italie (face à Kim Clijters). Elle perd à Roland Garros tous ses moyens en quarts face à Séréna Williams. Absente à Wimbledon, on la retrouve assez moyenne aux Etats-Unis puis à l'Us open en quarts où elle perd contre Kim Clijters. Elle perd ensuite en finale à Moscou contre Myskina, obtient sa revanche contre la même Myskina en finale du Advanta Championships. Elle réalise un exploit en atteignant la finale du Masters féminin mais subit une déroute en finale face à Clijters (6-2, 6-0). Elle finit en beauté en gagnant la Fed Cup (où elle finit l'année invaincue en 8 matches). Elle finit l'année 4ème mondiale avec 2 titres (Varsovie, Philadelphie + la Fed Cup).
En 2004, elle abandonne en quarts de finale à l'Open d'Australie puis s'absente un sacré moment. On la retrouve en saison de terre battue. Elle perd en finale du Bausch & Lomb Championships face à Davenport, et gagne en finale du Ladies German Open, après abandon de Venus Williams. Elle gagne l'Italian Masters face à Capriati et arrive donc en position de favorite à Roland Garros (elle est troisième mondiale) mais elle perd face à Myskina en quarts de finale. Elle perd en demi finales à Wimbledon face à Serena Williams après un match très serré. Enfin, elle repert en quarts de finale de l'US Open face à Myskina à nouveau ... mais elle devient n°1 mondiale pendant quelques semaines. Elle finit l'année n°2.
En 2005, l'année est en dents de scie. Elle est demi-finaliste à Wimbledon, en quarts en Australie et à l'US Open. Elle n'est que 1/8ème de finaliste à Roland Garros où elle perd (encore) ses moyens. Elle gagne quand même 4 tournois : Anvers, Rome, Philadelphie et surtout son plus beau tournoi : le masters en battant en finale Marie Pierce et après des victoires sur Davenport (n°1 mondiale) et sur la tenante du titre. Elle finit l'année n°3 mondiale.

Numéro 1 mondiale
PARIS (AP) - L'accession sur le trône mondial du tennis féminin d'Amélie Mauresmo est tout sauf une surprise. Comme la Belge Kim Clijsters en son temps, Amélie Mauresmo devient en effet numéro-1 mondiale sans avoir encore remporté un seul tournoi du Grand Chelem. C'est donc d'abord grâce à sa régularité et sa constance dans les bons résultats que la joueuse française doit sa place sur le toit du monde.
Malgré sa défaite mardi contre la Russe Elena Dementieva en quart de finale de l'US Open, la Française sera mathématiquement classée numéro-1 au prochain classement WTA lundi prochain, en raison de la défaite de l'Américaine Lindsay Davenport en demi-finale vendredi.
Une régularité et une ténacité que la native de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) le 5 juillet 1979 s'est forgée dès l'âge de six ans, en débutant le tennis après avoir été éblouie devant sa télévision par la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983.
"J'ai effectivement eu envie de commencer le tennis en regardant la finale de Roland-Garros 1983 entre Yannick Noah et le Suédois Mats Wilander", confie-t-elle sur son site internet www.amelie-mauresmo.com. "A l'époque, j'avais à peine quatre ans. Mes parents suivaient le match à la télévision, dans le salon. J'étais avec eux, et le spectacle que j'ai découvert m'a tout de suite emballée. A chaque changement de côté, je me précipitais dans le jardin. Je mimais les gestes que je venais de voir, des coups droits, des services, des revers... Je jouais dans le vide et ça m'éclatait littéralement".
Le vide, elle le fait ensuite chez ses adversaires en même temps que ses premières armes au sein du TC Meru, "son club de toujours", avant d'être bientôt détectée par la Fédération française de tennis, dont elle intègre la section sport-études à Blois à l'âge de 11 ans.
Puis c'est l'INSEP de Vincennes, qu'elle découvre à 14 ans. Un an plus tard, en 1994, elle rejoint le centre national d'entraînement de Roland-Garros et commence à sillonner le monde pour disputer les tournois.
En 1996, elle reçoit sa première récompense majeure: le titre de... numéro-1 mondiale junior, après une saison marquée par des victoires à Roland-Garros et Wimbledon.
Les deux années qui suivent sont celles de la découverte du monde professionnel, et du temps d'adaptation qui en résulte. Amélie Mauresmo ne traîne cependant pas trop en route, au point que Yannick Noah, encore lui, décide de la sélectionner pour la demi-finale de Fed Cup en 1998 contre la Suisse, après que Mauresmo eut atteint la finale du tournoi de Berlin.
Le déclic interviendra quelques mois plus tard, lors de l'Open d'Australie 1999. Décomplexée dans le jeu, plus mature sur un plan personnel où son homosexualité, rendue publique, n'est plus un poids inutile à porter, la Française atteint la finale de ce tournoi du Grand Chelem où elle sera battue par la Suissesse Martina Hingins, après avoir disposé en demi-finale de la numéro-1 mondiale d'alors, l'Américaine Lindsay Davenport.
Ironie du sort, cinq ans plus tard, Mauresmo s'installe donc sur le trône mondial alors que Davenport pouvait encore l'espérer en début de quinzaine en cas de faux pas de la Française.
En 1999, on pensait alors que la joueuse tricolore remporterait sous peu un titre du Grand Chelem. Mais l'émergence des soeurs Williams, puis celles des Belges Justine Hénin-Hardenne et Kim Clijsters, ainsi qu'une évidente fragilité mentale l'en ont pour le moment privée.
Avec cette place de numéro-1 mondiale -qu'aucun joueur ou aucune joueuse tricolore n'avait réussi à atteindre depuis l'instauration des classements WTA chez les femmes et ATP chez les hommes (au meilleur de sa carrière en 1986, Yannick Noah, vainqueur de Roland-Garros en 1983, n'était parvenu à accrocher que la troisième place mondiale)-, Mauresmo doit désormais franchir un nouveau pallier afin d'inscrire son nom au palmarès d'un tournoi du Grand Chelem.


Coming-out :
Pendant l’Open d’Australie 1999, Amélie Mauresmo fait son coming-out. "J’ai fait une interview pour Le Figaro. La journaliste voulait écrire un portrait, elle m’a demandé pourquoi j’avais déménagé. Je lui ai répondu que mon amie vivait à Saint-Tropez, et qu’«amie», c’était «ie».
Ensuite, c’était en conférence de presse, après le match contre Patti Schnyder, je crois. Ça s’est fait tout simplement. Quelqu’un m’a demandé pourquoi j’avais déménagé, un journaliste a voulu savoir comment s’appelle mon amie. C’est la réponse que j’ai donnée à ces questions à chaque fois qu’elles m’ont été posées. Comment les journalistes ont-ils réagi ? Ils n’ont rien dit. Ils ont continué à prendre des notes. (...)
Quand on lui demande pourquoi elle a fait son coming-out plus tôt qu'elle ne l'avait prévu auparavant : " Les choses se sont accélérées parce que je considère que les résultats que j’obtiens à l’heure actuelle, c’est grâce à ça, au fait que j’aie rencontré Sylvie et qu’on soit bien ensemble. Moi, je n’étais pas tout à fait prête à l’assumer, mais on a discuté et, au fur et à mesure, ça m’a semblé la moindre des choses que je le dise, ne serait-ce que par respect envers elle."
On se rappelera de la réaction de la n°1 mondiale Martina Hingis qui a commenté la nouvelle est disant qu'elle avait l'impression de jouer contre un homme puisque Amélie aimait les femmes !! Depuis, Amélie n'est plus avec sa compagne de l'époque.
Amélie est d'ailleurs revenue dans quelques interviews sur son coming-out (notamment "en aparte" avec Pascale Clark et "On ne peut pas plaire à tout le monde" avec Marc-Olivier Fogiel ). La championne de tennis a expliqué qu'elle n'avait pas imaginé qu'un tel "ouragan médiatique" suivrait son coming- out, réalisé pendant l'Open d'Australie, et qu'elle n'y était pas préparée. A la question "le referiez-vous ,", elle a répondu : "Je le referai mais différemment. J'y mettrai plus les formes." Elle a aussi évoqué les propos de Martina Hingins, qui avait dit qu'elle était "à moitié un homme", les caricatures, et notamment la douteuse façon dont elle est représentée par les Guignols. "C'est des choses qui m'ont fait mal au début, mais maintenant je suis bien" a affirmé Amélie Mauresmo.


15.mai.2003 / Amélie Mauresmo en couverture de "Paris Match" : elle est amoureuse
Amélie Mauresmo est en Une de Paris Match, avec ce titre : "J'ai trouvé la femme de ma vie". Mais la championne de tennis apparaît seule sur la photo de couverture, comme sur les autres qui illustrent l'article de 7 pages qui lui est consacré. Alors que la journaliste commence l'entretien en lui demandant pourquoi elle est si resplendissante, et pourquoi elle a posé sur de nombreuses photos pour Paris Match, Amélie répond : "L'amour ! Je suis amoureuse. Je commence à m'aimer à travers le regard de Pascale, ma nouvelle compagne." Elle rappelle que pendant des années, les commentaires sur son physique l'ont blessée et complexée. "Aujourd'hui, je suis comme je suis, je n'ai pas à avoir honte, je suis même fière de ma silhouette" ajoute-t-elle. Amélie Mauresmo que lors de son coming-out, pendant l'Open d'Australie, il y a quatre ans, elle s'est sentie "élevée par rapport à un courage, à une franchise, et persécutée par les demandes de toutes sortes. C'était trop lourd à gérer". Elle ajoute qu'elle ne regrette pas du tout d'avoir rendu publique son homosexualité, même si à l'époque, à 19 ans, elle ne l'assumais pas vraiment. "Il faut surmonter pas mal de choses pour accepter l'homosexualité" explique-t-elle. "J'ai mûri cet état. Aujourd'hui j'assume et c'est naturel."
La championne raconte que quand ses parents ont appris son homosexualité, ils ne l'ont pas du tout accepté, et qu'ils se sont remis en question. Aujourd'hui, ils l'acceptent davantage. En parlant de Pascale, sa nouvelle compagne, elle dit : "Elle m'a fait prendre conscience ce que j'étais. C'est elle qui m'a permis de m'épanouir. (...) elle me rend heureuse". Amélie Mauresmo explique aussi qu'elle est jamais tombée amoureuse d'un garçon, mais qu'elle aime leur compagnie et qu'elle s'entend très bien avec eux. Enfin, elle termine en disant qu'elle commence à penser à l'idée de fonder une famille, même s'il est trop tôt pour avoir ce projet. "




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